Le monde du vin est plein de merveilles, à vrai dire, avec ses différentes sortes et leurs différentes variétés, une large gamme est proposée aux dégustateurs et amateurs de cette boisson.

Cette pluralité est due aux produits de base nécessaires à chaque production.

Le vin de pêches à l’ancienne est alors un vin fabriqué à base de feuilles ou de fruits de pêche, rajoutées à du vin qui est à redécouvrir !

Le vin de pêche à l’ancienne : il consiste en quoi et quelle est son origine ?

Le vin de pêches à l’ancienne est tout d’abord, il faut bien le noter, une boisson apéritive.

Cette boisson est obtenue soit en macérant uniquement les feuilles de pêcher dans du vin et de l’alcool, mélange auquel on ajoute par la suite du sucre, soit en macérant les pêches et les feuilles du pêcher dans du vin et de l’alcool séparément. On rajoute par la suite du sucre et des arômes.

L’origine de ce vin est du sud de la France, pour être plus précis, c’est en région des Alpes que le vin de pêches a vu le jour, puisqu’il était principalement fabriqué par les provinciales maîtresses de maison.

Elles utilisaient les deux principaux ingrédients issus de cette région, à savoir les pêches et feuilles de pêcher de la Vallée des Durance, ainsi que le vin blanc du Lubéron.

Il a été adopté par la suite dans les pays de l’Amérique du Nord, où il est communément appelé Rinquinquin, nom provençal synonyme d’une boisson revigorante.

Le vin de pêche à l’ancienne : son élaboration et réalisation

De manière ancestrale et ancienne, le vin de pêches est un mélange de vin blanc et de feuilles de pêcher, mais de nos jours, on peut facilement utiliser un bon vin rosé ou un vin rouge pour sa conception.

Pour faire simple, une fois la récolte des pêches et des feuilles faite, on a plus qu’à les faire macérer dans un mélange de vin et d’alcool de manière séparée. On laisse les mélanges ainsi au moins trois semaines pour obtenir des sortes d’infusions qu’on va par la suite assembler. Le breuvage est alors vieilli pendant au moins 6 semaines en cave.

Puisque cette boisson a la réputation de se bonifier au fil des années et en vieillissant, il est nécessaire de faire quelques précisions à ce sujet.

En effet, la période de cueillette des feuilles de pêcher détermine si l’on va boire le vin jeune ou qu’on le conserve 18 mois ou plus, les périodes adéquates sont entre la fin juin et la mi-août pour le premier cas, et le plus proche de mi-septembre pour le second.

Le vin de pêche à l’ancienne : tenter la recette chez-soi

Voulant être fidèle à la tradition qui utilise le vin blanc pour avoir le Rinquinquin, voici une proposition de recette facile à réaliser chez-soi pour les plus créatifs et curieux.

Puisque c’est un processus de macération et de fermentation, qui doit être quand même un minimum précis, on se voit changer l’enchaînement d’une recette habituelle !

On commence par les étapes :

  • rincer et sécher les feuilles de pêcher,
  • les disposer dans un bocal hermétique en verre et ajouter le vin blanc, l’alcool puis le sucre,
  • après fermeture, on laisse le bocal au frais et on remue par moments sur 45 jours,
  • les 45 jours passés, on filtre le mélange avant de le mettre en bouteilles,
  • on ferme bien les bouteilles avec des bouchons en liège, sans oublier de préciser sur une étiquette la date.

Une fois ce processus réalisé, il ne reste plus qu’à attendre au moins 6 mois avant de pouvoir déguster le vin, pour ce qui est de sa conservation, il faut prendre en compte les explications fournies dans le titre précédent.

Place maintenant aux ingrédients pour finir :

  • 1 litre de vin blanc, à ne pas confondre avec une bouteille,
  • 40 au maximum 60 feuilles de pêcher,
  • 200ml d’eau-de-vie, de préférence celle de poire,
  • environ 150 grammes de sucre,
  • une gousse de vanille et un peu de cannelle pour plus de saveur.

Le vin de pêches obtenu suite à cette recette transporte à une époque révolue, et est définitivement un vin de pêches dit à l’ancienne. Il est servi frais en apéritif principalement.